Écologie : le gouvernement est dans un déni de réalité

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur email
pollution de air

« Make Our Planet Great Again ». Un joli coup de com’ qui a transformé le Président Macron en un écologiste de premier rang aux yeux de la communauté internationale. L’objectif du gouvernement : donner à la France un statut de start-up nation verte, leader international de son secteur.

Mais la réalité est toute autre. Le gouvernement se paye notre tête et notre santé !

Les discussions des Etats-Généraux de l’alimentation sont dirigées par l’agro-industrie, et le ministre de l’Agriculture vient d’annoncer la suppression des aides au maintien de l’agriculture biologique. Concernant le glyphosate et, de fait, le Roundup de Monsanto, le gouvernement recule à nouveau. Il s’emmêle et se contredit dans sa communication : finalement, on se dirigera peut-être vers un plan de sortie, peut-être pas pour tout le monde, et sans date précise. Que faisons-nous des paysans qui mourront par centaines d’ici là ? Que disons-nous à nos concitoyens qui s’empoisonnent dès le petit-déjeuner ?

La fin de l’exploitation des hydrocarbures en France sera « progressive », et ne concerne que 1% de la consommation nationale. D’autant que, discrètement, Nicolas Hulot vient de prolonger un permis d’exploration de pétrole en Guyane. Et le gouvernement a autorisé la mise en œuvre de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada nommé CETA, dénoncé pour sa nocivité autant écologique que sociale.

Le gouvernement est-il dans un déni de réalité ou a-t-il renoncé définitivement à sa dignité ? Ils se moquent de nous. Ils se moquent de notre santé, du réchauffement climatique et de la transition écologique. Ils cèdent à tous les lobbies, s’empressent de rassurer la FNSEA et les industriels du pétrole et des mines, reçus à l’Elysée.

L’urgence ne peut pas se satisfaire d’un ravalement de façade à coup de peinture verte. Nous exigeons de vraies mesures pour une politique écologique radicale : une agriculture biologique, des circuits-courts, une alimentation saine, des transports en commun accessibles à tous, 100% d’énergies renouvelables. Nous souhaitons établir une règle verte qui empêche de prendre plus à la nature que ce qu’elle ne peut renouveler en un an. En somme, des politiques qui bénéficient à la planète et aux citoyens, plutôt qu’aux industriels et aux médias internationaux.

Mathilde Panot, Loïc Prud’homme,
membres de de la commission Développement Durable

Action Populaire

Le réseau social d'action de la France insoumise

Impliquez-vous dans les actions près de chez vous et faites gagner Jean-Luc Mélenchon en 2022 !

En savoir plus sur Action Populaire