« À Évreux, le Camion insoumis s’est transformé en agora populaire ! »

C’est à Évreux qu’a eu lieu la première étape du « Tour du peuple » avec le Camion insoumis.

Posé en plein centre-ville, le véhicule attirait forcément l’attention de tous les passants, habillé de l’affiche « La force du peuple » en format XXL.

Après une journée de ballade insoumise au contact des Ebroïciens menée par l’insoumis Florian Yagoubi, vers 18h, Leïla Chaibi a pris la parole sur la scène du camion. L’occasion de rappeler qu’à 26 jours du premier tour de la présidentielle, la priorité était de convaincre les millions de citoyens qui n’avaient pas encore fait leur choix de la pertinence du programme l’Avenir en commun. Et que le vote Mélenchon était le moyen de remettre à plat les règles du jeu démocratique afin de rendre au peuple le pouvoir qui lui avait été confisqué par une minorité aussi point au niveau politique qu’économique.

Le dispositif s’est rapidement transformé en agora populaire, les habitants d’Évreux venant s’emparer du micro pour témoigner ou donner leur avis sur le programme, la campagne présidentielle, pour exprimer leur ras-le-bol et parler de leurs conditions de vie.

Première à prendre la parole, une dame monte avec sa canne sur l’estrade du camion. Les larmes aux yeux, elle explique qu’elle souffre de sclérose en plaque, et qu’elle est menacée d’expulsion de son logement parce que les 600€ qu’elle touche d’allocation ne lui permettent plus de payer son loyer. Nous discutons alors de l’une des mesures du programme de la France insoumise : la « Garantie dignité », qui complètera le total des revenus perçus par les 9 millions de personnes qui vivent en dessous du sueil de pauvreté dans notre pays, à hauteur de 1000€.

Plus tard, c’est un SDF qui prend place à la tribune pour déplorer le manque de places en centres d’hébergement d’urgence. Après un échange sur les propositions de Jean-Luc Mélenchon contre le mal-logement, un jeune étudiant décide d’argumenter sur le droit de vote à 16 ans. Une autre fois, un monsieur qui passe là par hasard s’excuse de ne pas avoir suivi le début des interventions, et enchaîne sur un plaidoyer pour la 6e république, en expliquant avec force de persuasion en quoi la la 5e est essoufflée…

Le tout dans une ambiance printanière. Beaux moments de partages dans une ambiance printanière.

Le camion continue sa route, direction : Dieppe !