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Demander la fermeture de CNews est un acte d’intérêt général

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Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale

Une pétition citoyenne intitulée “Supprimer CNews de l’audiovisuel français”, déposée sur le site de l’Assemblée nationale, a dépassé en quelques semaines seulement le seuil de 500 000 signatures, indispensable pour permettre un débat sur le sujet dans l’hémicycle. Cette mobilisation citoyenne massive démontre une nouvelle fois à quel point la décision prise par l’Arcom en décembre 2024 de renouveler l’autorisation de diffusion sur la TNT de la chaîne contrôlée par Vincent Bolloré est problématique.

Comme le rappelle à juste titre la pétition, CNews s’est vu imposer 27 rappels à l’ordre par l’Arcom depuis 2019, plus de 630 000 euros d’amendes cumulés pour divers propos racistes, sexistes, climatosceptiques, de mises en demeures repétées pour incitation à la discrimination ou encore d’enquêtes judiciaires, à l’encontre notamment de Bally Bagayoko pour injure publique à caractère raciste. Ce déversement de haine a des conséquences gravissimes : un peu plus d’une semaine après l’attentat raciste de Trappes et La Verrière, les proches du terroriste Kévin T. ont expliqué le rôle joué par la chaîne dans sa radicalisation et son passage à l’acte. C’est la cohésion même de la société qui est menacée par l’existence de CNews.

Pourtant, comme l’ont rappelé les travaux de la commission d’enquête parlementaire du groupe LFI mené par le député Aurélien Saintoul “sur l’attribution, le contenu et le contrôle des autorisations de services de télévision à caractère national sur la télévision numérique terrestre” en mai 2024, l’Arcom dispose de la possibilité de prononcer à l’encontre d’une chaîne de la TNT “compte tenu de la gravité du manquement” d’une sanction pouvant aller jusqu’au “retrait de l’autorisation ou la résiliation unilatérale de la convention” (art. 42-1 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication). Or, comme l’ont démontré les travaux de la commission d’enquête, l’Arcom n’a jamais utilisé les pouvoirs que lui confèrent la loi.

C’est cette impunité que les citoyen•nes dénoncent aujourd’hui. Par conséquent, nous soutenons le processus de la pétition et demandons désormais à l’Assemblée de saisir les différentes instances compétentes afin d’inscrire au plus vite son contenu à l’ordre du jour des débats en séance et à la suite prendre les mesures qui s’imposent.

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