Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Le droit à l’IVG est un droit constitutionnel, pourtant largement inaccessible.
Alors qu’une femme sur trois y aura recours dans sa vie et que les besoins augmentent (7 219 IVG de plus en 2025), Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu en menacent chaque année l’accès en poursuivant les coupes budgétaires soutenues par le Rassemblement national. Ce Gouvernement, composé de soutiens de la Manif pour tous comme Gérald Darmanin, nous annonce une nouvelle saignée pour 2027.
Ces politiques libérales ont conduit à la fermeture de 180 centres IVG et 40% des maternités en vingt ans. 1 femme sur 4 doit changer de département pour avorter. 3 femmes sur 4 ayant avorté dans un établissement de santé ont attendu plus de 7 jours pour obtenir leur rendez-vous, contre les 5 jours que recommande l’OMS.
Le budget dédié aux 3 séances annuelles d’éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) - mises en place l’année dernière avec 24 ans de retard - n’est toujours pas à la hauteur et n’a jamais fait l’objet d’un chiffrage précis.
Le Planning familial, qui fête ses 70 ans, est en danger. 7 des 12 centres de santé sexuelle ont fermé dans la Drôme. En Pays de la Loire, sa subvention régionale a été tout bonnement supprimée.
L’extrême droite n’a jamais cessé de menacer ce droit fondamental. Le maire RN de Carpentras vient de supprimer la subvention municipale du Planning familial. Le RN a investi plusieurs candidat·es anti-IVG pour les élections sénatoriales. Marion Maréchal Le Pen, nièce de Marine Le Pen s’est rendue ce mois-ci à une exposition anti-IVG au Parlement européen.
Deux femmes sur trois ont déjà ressenti des pressions lors de l’avortement. Le Président Emmanuel Macron lui-même participe à cette atmosphère irrespirable en enjoignant les femmes à un « réarmement démographique » absurde.
En 2027, avec Jean-Luc Mélenchon, nous rendrons ce droit fondamental effectif pour toutes. Nous rouvrirons les centres IVG fermés et formerons les professionnels de santé. Nous verserons des subventions pérennes aux associations, et mettrons enfin les moyens pour que tous les élèves bénéficient des heures d’EVARS.