Rapporteure Murielle Lepvraud , cheffe de file Nadège Abomangoli
Les Accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH), qui sont à plus de 90% des femmes, sont à la fois les premières artisanes de l’inclusion scolaire mais aussi les grandes oubliées des pouvoirs publics. À l’instar de nombreux métiers du soin considérés comme « féminin », leur emploi est sous-rémunéré (900€ mensuel en moyenne). En temps partiel imposé, elles se voient contraintes d’enchainer les CDD pour espérer un éventuel CDI, tout en cumulant cet emploi avec d’autres pour augmenter leurs revenus.
Chaque année, au moins 10% des élèves en situation de handicap n’ont pas d’AESH. Pour que les AESH aient un véritable statut assis sur une formation initiale solide, avec une rémunération digne et à la hauteur de leurs missions, et pour que ce métier trouve l’attractivité nécessaire à l’accompagnement de l’ensemble des enfants qui en ont besoin, le Groupe LFI propose la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B.