Les révélations de Complément d’enquête viennent apporter de nouveaux éléments particulièrement graves sur les fuites ayant entouré la garde à vue de Rima Hassan. Des informations couvertes par le secret de l’enquête avaient été largement diffusées dans la presse. Il avait notamment été évoqué une prétendue présence de stupéfiants, largement utilisée médiatiquement pour calomnier Rima Hassan, alors que les analyses effectuées par la suite l’ont totalement innocentée.
Dès le 8 avril 2026, Rima Hassan et son avocat ont saisi le procureur de la République de Paris d’une plainte pour violation du secret de l’enquête et recel d’informations couvertes par ce secret. Cette plainte faisait notamment suite aux révélations du Canard enchaîné mettant en cause Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, qui aurait échangé avec plusieurs journalistes pendant la garde à vue de Rima Hassan et discuté avec eux du contenu de sa procédure.
Nous apprenons désormais par « Complément d’enquête » que Laurent Nuñez, alors ministre de l’Intérieur, a échangé avec des journalistes au sujet de la garde à vue de Rima Hassan. Des informations précises concernant la procédure y sont évoquées, notamment celles relatives à la prétendue présence de stupéfiants. Ces révélations sont d’autant plus graves que Laurent Nuñez avait lui-même publiquement déclaré regretter les fuites dans la presse.
Le ministre de l’Intérieur aurait-il lui-même transmis ou confirmé auprès de journalistes des informations couvertes par le secret de l’enquête ? Après les révélations du Canard enchaîné concernant le ministère de la Justice, celles de Complément d’enquête posent désormais la question du rôle de Laurent Nuñez dans la circulation de ces informations.
Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière la gravité des pratiques employées par des membres du gouvernement à l’encontre d’une opposante politique. Nous rappelons que la divulgation d’informations couvertes par le secret d’une procédure judiciaire et leur instrumentalisation médiatique sont incompatibles avec les principes de l’État de droit.
Face à ces révélations, Laurent Nuñez doit tirer les conséquences de la gravité des faits mis en lumière. La France insoumise demande sa démission.