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La France insoumise à la Paris Games Week : pour une politique publique du jeu vidéo 

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La France insoumise à la Paris Games Week

Le vendredi 23 octobre, la France insoumise se rendra à la Paris Games Week 2026. Une délégation de parlementaires, menée par Ugo Bernalicis et composée de Farida Amrani, Marie Mesmeur et Aurélien Taché, y portera notre programme pour le jeu vidéo.

Le jeu vidéo est devenu un véritable phénomène de société. 70 % des Français·es déclarent y avoir joué au moins une fois dans l’année. Loin des idées reçues, ce n’est pas une pratique solitaire : deux tiers des joueurs et des joueuses partagent leur session avec leurs proches. Le jeu vidéo est ainsi devenu la première industrie culturelle mondiale, avec un chiffre d’affaires estimé autour de 200 milliards d’euros. En France, elle atteint en 2025 un niveau record de 5,8 milliards d’euros, dépassant à elle seule les industries musicale et cinématographique réunies. 

Cette croissance se traduit par une concentration et une financiarisation croissantes du secteur. Elles engendrent une course au profit et à la réduction des coûts dont les travailleurs et travailleuses du secteur sont les premières victimes, avec notamment des licenciements massifs. Cette course à la rentabilité entraîne des effets concrets sur les joueurs et joueuses, qui voient leurs supports de jeu dématérialisés. Sony a ainsi annoncé l’arrêt total de la production de disques physiques pour tous les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. 

La France a été pionnière dans le développement de la frange artistique du jeu vidéo. Nous considérons cela comme une fierté : cet art encourage une représentation critique et sensible des temps contemporains, tout en inspirant l’éveil d’imaginaires oniriques. C’est pour ces raisons que nous souhaitons que la puissance publique reprenne la main sur ce secteur. C’est la condition pour protéger les travailleurs et travailleuses, les créateurs et créatrices, ainsi que les joueurs et joueuses.

Cela passera d’abord par la reconnaissance politique et concrète du jeu vidéo en tant qu’art. Nous portons la création d’un centre national du jeu vidéo, sur le modèle du Centre national du cinéma, chargé notamment de soutenir la diversité et l’indépendance dans la création vidéoludique. Il sera financé par une taxe affectée sur les ventes de jeux et de services en jeu et permettra de réformer l’ensemble du système d’aides afin que celles-ci ne soient plus accaparées par les grandes entreprises du secteur. 

Nous proposons également de : 

  • Renforcer la filière publique de formation du jeu vidéo, à travers des écoles et des filières dédiées au sein des universités et des écoles d’art
  • Mettre en place des espaces de dialogues sociaux afin d’aboutir à une convention collective et un statut des travailleur·ses du jeu vidéo, d’encadrer l’usage de l’IA générative avec notamment la création d’une charte et d’un droit de veto des travailleur·ses d’un studio sur les nouvelles technologies
  • Garantir aux joueuses et aux joueurs la propriété et l’accès durable aux jeux qu’ils achètent, qu’ils soient physiques ou numériques, et soutenir les initiatives s’opposant à la disparition des jeux physiques
  • Intégrer pleinement le jeu vidéo au service public de la culture : éducation artistique et culturelle, valorisation et partage du patrimoine, formation, pratique amateure et professionnelle, etc. 
  • Soutenir la pratique collective du jeu vidéo et l’e-sport, en développant les clubs amateurs et les droits des esportifs

Ces mesures seront détaillées dans le plan thématique sur la culture que la France insoumise publiera au cours de la campagne présidentielle. 

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