Communiqué du groupe LFI
Au Congrès de Kanaky-Nouvelle-Calédonie, le groupe des élus du FLNKS, représentant majoritaire du peuple kanak, le peuple premier, a alerté la communauté internationale sur la stratégie de l’État français à l’égard de la filière nickel. Le groupe La France insoumise partage cette inquiétude.
Inscrite depuis 1986 sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU, la Kanaky-Nouvelle-Calédonie reste un territoire à décoloniser. La France, puissance administrante au regard du droit international, doit donc y faire primer les intérêts des habitants sur leurs ressources, comme l’imposent l’article 73 de la Charte des Nations unies et l’accord de Nouméa.
L’État mène pourtant la politique inverse. Il soutient une raffinerie de nickel près de Bordeaux, a poussé à l’exportation du minerai destiné aux usines locales, écarte des repreneurs sans proposer d’alternative et s’apprête à faire signer le 20 octobre un protocole avec l’Union européenne qui prévoit la transformation du nickel en Europe. Ces choix conduisent à priver le pays de la valeur de ses ressources.
En 2027, La France insoumise au pouvoir organisera l’accession de l’archipel à l’indépendance. Les populations de Kanaky-Nouvelle-Calédonie pourront enfin être maîtresses de leur destin.