Rapporteure Marianne Maximi, chef de file Louis Boyard
L’espérance de vie des jeunes qui viennent de l’Aide sociale à l’enfance est de 20 ans inférieure à la moyenne ; 1 sur 2 n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation ; 1 sur 4 des jeunes vivant à la rue viennent de l’Aide sociale à l’enfance.
En France, les jeunes majeurs quittent leur domicile familial autour de 25 ans.
En théorie, la loi exige un accompagnement des jeunes issus de l’ASE jusqu’à leurs 21 ans seulement. Notamment pour les aider à construire un projet de vie, et à s’insérer dans la vie professionnelle.
Dans les faits, cet accompagnement est loin d’être assuré jusqu’au bout et il est très variable en fonction des départements. Certains contrats d’accompagnement ne durent qu’un mois.
Par ailleurs, la loi actuelle rend optionnelle l’accompagnement des jeunes parmi les plus fragiles que sont ceux de la protection judiciaire de la jeunesse et permet une mise à la rue des jeunes majeurs sous OQTF.
Sans protection, les jeunes issus de l’ASE deviennent, à leurs 18 ans, les proies idéales des réseaux de traite des êtres humains de toute sorte (prostitution, narcotrafic, etc.).
Avec notre proposition de loi, travaillée avec le collectif Cause Majeur, nous allons rendre opposable l’accompagnement jusqu’à 25 ans de tous les jeunes majeurs protégés quel que soit leur parcours de vie.