Biographie

Qui es-tu ? 

J’ai 29 ans et je suis conseillère sociale d’une organisation syndicale européenne qui défend les salarié·e·s du secteur de la construction et du bois. J’ai grandi dans un village des Bouches-du-Rhône avant de partir étudier à HEC Montréal. 

Comment a commencé ton engagement ?

Au lieu de rejoindre la finance prédatrice, j’ai décidé de travailler aux Nations Unies afin de promouvoir les droits humains et la paix dans le monde. Puis dans un syndicat international pour défendre les travailleur·se·s  migrant·e·s réduit·e·s en esclavage au Qatar. A mon retour en France, j’ai réalisé que le Qatar n’avait pas le monopole de l’esclavagisme en rencontrant pour la première fois des salarié·e·s détaché·e·s. J’ai alors milité plusieurs années à la CGT, puis, aujourd’hui au sein d’un syndicat européen, dans lequel je me suis spécialisée dans les dérives du travail détaché. Elles m’ont convaincu que ce statut n’est pas réformable, pas plus que les traités européens qui organisent une course infernale vers le moins disant social. Nous devons mettre le dumping social hors-la-loi, soit par l’abrogation de la directive détachement et la renégociation des traités européens, soit par une rupture unilatérale avec les traités existants.

Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? 

Je veux m’engager pour une révolution citoyenne en Europe, seul moyen d’améliorer nos conditions de vie. Pour cela, je lutterai implacablement contre la mise en concurrence de nos conquêtes sociales, contre l’influence détestable des banques, de la finance et des lobbys. Car ces lobbyistes, spéculateurs d’énergies fossiles ou d’intrants chimiques, sont les premières menaces écologiques pour notre environnement et la biodiversité. Il est temps de reprendre en main notre destin. Le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux. Partout en Europe, portons cette révolution.