Premiers pas

Voilà déjà plus de trois mois que j’ai endossé la nouvelle fonction de députée. Trois mois durant lesquels je n’ai eu de cesse de vouloir partager avec vous, mes premiers constats, impressions et pensées que m’inspire cette nouvelle expérience. La courte pause de l’été m’a permis de faire une ébauche sur la base de notes que … Lire plus

Il faut parer dès à présent à l’urgence de la situation dans les universités

J’ai eu l’occasion lors de la séance des questions au gouvernement ce mercredi d’interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’absence de moyens pour la rentrée universitaire 2017

« Cette question s’adresse à Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation,

Vous le savez la situation de l’université est préoccupante.

En ce moment même, les syndicats étudiants sont mobilisés devant votre ministère pour protester contre la situation des sans facs.

Le 19 septembre dernier, ce sont plus de 6000 étudiants en sport qui ont manifesté partout en France.

A Besançon, c’est près de 600 étudiants de cette même filière qui doivent se partager un amphithéâtre de 120 places. D’autres encore sont obligés de venir en cours le weekend, alors qu’on leur demande simultanément de travailler pour financer leurs études.

A Lille, en Sciences politiques, les TD sont repoussés de plusieurs semaines à cause du manque d’enseignants-chercheurs. Des vacataires de Lyon ont été recrutés en urgence mais leur faible rémunération couvre à peine leurs frais de transports.

A Bordeaux, nos étudiants en sont réduits à attaquer nos universités en justice afin de pouvoir étudier !

Pas plus tard qu’hier j’ai été bouleversée par la situation d’un étudiant que je recevais, sans affectation depuis plus de deux ans.

A tout cela il faut encore ajouter les conséquences de la LRU qui se font sentir à Orléans ou à Limoges où l’Université est en déficit chronique et va devoir réaliser deux millions d’euros d’économies. Les résultats vous les connaissez : gel de postes d’enseignants, baisse de l’offre de formation, suppression d’emplois aidés pour les personnels techniques.

Pour conclure cet état des lieux, j’aimerai citer la doyenne de psychologie de l’Université de Strasbourg :

« Nous sommes coincés dans un système bourré de contradictions. On ne peut qu’attendre que le système implose, ça ne peut continuer comme ça ».

Je sais qu’une réflexion sur le long terme est amorcée mais c’est dès à présent qu’il faut parer à l’urgence de la situation. Nous pensons que la représentation nationale doit se saisir au plus vite de cet enjeu.

Madame la Ministre, comment faire face à cette rentrée 2017 qui voit le nombre d’étudiants grimper en flèche, situation pourtant prévue de longue date, sans augmenter conséquemment les moyens financiers, humains et immobiliers ?

 

 

Pourquoi j’ai voté contre le projet de loi « terrorisme » ?

Après seulement trois jours d’examen en session extraordinaire, nous étions appelés à voter aujourd’hui un projet de loi intégrant dans le droit commun un État « d’urgence » devenu permanent. Nous avons déposé une quarantaine d’amendements propre à dessiner une alternative à la vision portée par le gouvernement. Alternative nourrie des réflexions de nombreuses ONG et collectifs, de la LDH … Lire plus

Sécurité : Une présomption de culpabilité généralisée

La loi sur la sécurité intérieure signe le passage d’une présomption d’innocence à une présomption de culpabilité généralisée. C’était le sens de mon intervention ce lundi à l’Assemblée Nationale lors de la discussion du projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.

 

 

« Pouvez-vous m’expliquer Monsieur le Ministre en quoi ces mesures constituent autre chose qu’un possible affichage politique lequel serait alors vraiment de mauvais goût sur un sujet aussi grave que la sécurité de nos concitoyens.

Les dispositions que vous proposez risquent de faire passer d’une présomption d’innocence à une présomption de culpabilité généralisée. »

Ma lettre ouverte à Valérie Pécresse au sujet de la carte ImagineR

Suite à la décision de la Région Île-de-France de baisser l’aide accordée aux lycéens et collégiens boursiers de Seine-Saint-Denis pour leur carte Imagine R’, j’ai pris l’initiative d’une lettre ouverte à Valérie Pécresse. La lettre a été co-signée par Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis, Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, député de … Lire plus