Pourquoi une grève ?

La grève particulièrement suivie qui a débutée le 5 décembre est un mouvement de protestation contre le projet de réforme du système de retraites du gouvernement. Ce projet touche la retraite de tout le monde, et va provoquer de grosses baisses des pensions quel que soit votre métier, comme vous pouvez le vérifier sur reformedesretraites​.fr. Les grévistes espèrent convaincre le gouvernement de revenir sur cette loi.

Grève de décembre : comment vais-je être impacté·e ?

Il peut y avoir des grévistes dans toutes les entreprises. Les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’énergie sont déjà massivement en grève tout comme les trains et les transports en commun qui auront le plus d’impact sur la vie de tout le monde.

Si c’est possible, le plus simple est généralement de reporter vos déplacements. Si vous utilisez habituellement les transports en commun pour aller au travail, ou si vous devez absolument vous déplacer, il faudra choisir des solutions alternatives comme le covoiturage. Dans certains cas, il est possible de télétravailler : même si vous ne l’avez jamais fait, cette situation exceptionnelle est l’occasion d’en discuter avec votre employeur.

Si vous ne pouvez pas aller au travail, l’employeur n’est pas obligé de vous payer. C’est cependant la seule chose qu’il peut faire : comme il s’agit d’un cas de force majeure, l’employeur ne peut pas vous sanctionner pour une absence ou un retard à cause d’une grève. Vous devrez éventuellement fournir un justificatif de la société de transport.

Les liens utiles pour suivre l’évolution de la situation de la grève dans les transports :
- Transilien
- SNCF
- RATP

Qui appelle à faire grève depuis le 5 décembre ?

Un premier appel a été lancé par la majorité des syndicats de salarié·es (CGT, Force Ouvrière, Solidaires), par la FSU, l’un des principaux syndicats de fonctionnaires (la FSU) et par la plupart des organisations de jeunesse (FIDL, MNL, UNL et UNEF).

Dans plusieurs branches, des organisations qui appellent très rarement à manifester se sont même jointes au mouvement comme l’UNSA ou la CFE-CGC, un syndicat de cadres. C’est aussi le cas de la CFDT, syndicat dit réformiste qui privilégie d’habitude la négociation avec le gouvernement.

Le 5 décembre, ce sont finalement un million et demi de personnes qui ont manifesté contre la réforme d’Emmanuel MacronUne mobilisation aussi large est extrêmement rare et rappelle les grèves massives qui avaient fait reculer le gouvernement Juppé en 1995.

Est-ce utile ?

Oui, en poursuivant la très forte mobilisation du 5 décembre il est possible de faire reculer Emmanuel Macron sur cette réforme qui va concerner tout le monde et ne fera que des perdant·es. 

L’objectif du gouvernement est de faire des économies sur le dos des retraité·es en baissant les pensions et en faisant travailler les Françaises et les Français beaucoup plus longtemps pour une retraite à taux plein.

Or, il est possible de faire une autre réforme qui prévoit la liberté de partir dès 60 ans avec une pension digne.

Pourquoi travailler plus longtemps alors qu’aujourd’hui, à l’âge de partir en retraite, une personne en activité sur deux n’est plus en emploi et qu’un·e salarié·e français·e produit en moyenne 3 fois plus qu’en 1970 ? Le progrès ce n’est pas de travailler toujours plus. 

Comment y participer ?

Tous les salarié·es, dans le privé comme dans le public, peuvent faire grève. Lorsqu’une grève fait l’objet d’un appel national des syndicats, vous n’avez  pas besoin de prévenir votre employeur. Vous pouvez vous mettre en grève même si vous êtes seul·e à le faire dans votre entreprise. Enfin, vous n’avez pas besoin d’être membre d’un syndicat pour faire grève.

Il suffit d’informer votre employeur du motif de votre absence après votre retour au travail, en lui précisant le mot d’ordre de la grève.

  • Les salarié·es des entreprises de transport non-touristique (bus, métro, etc.) doivent prévenir leur employeur de leur participation à la grève au moins 48 heures avant ;
  • Certains agents publics ne peuvent pas du tout faire grève, notamment les policiers, les magistrats, les militaires et les gardiens de prison. De plus, le droit de grève est limité par les règles de service minimum pour un certain nombre d’autres : navigation aérienne, météo France, fonction publique hospitalière. Vérifiez que vous n’êtes pas soumis·e à une obligation de présence si c’est votre cas.

Votre journée de grève entraînera une perte de salaire correspondant à la durée de votre arrêt. Toute sanction prononcée par l’employeur (autre baisse de salaire, retrait d’une prime, licenciement…) est interdite.

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Grève de décembre : les prochaines dates

Le 7 décembre

Paris : Montparnasse 14h

Marseille : Esplanade St-Charles 14h

Lille : Porte de Paris 14h30

Bordeaux : Place de la Bourse 14h

Avignon : Préfecture 14h

Caen : Boulevard Leclerc 14h30

Lorient : Boulevard Cosmao 10h

Montauban : CPAM 10h30

Nantes : Miroir d’eau 14h

Poitiers : Cité Judiciaire 11h

Saint-Étienne : Bourse du travail 13h30

Saint-Nazaire : Place de l’Amérique latine 10h

Tarbes : Place de Verdun 10h

Toulon : Place Noël Blache 14h

Troyes : MEDEF 11h

Villefranche-de-Rouergue : Devant la mairie 11h

Le 10 décembre

Paris : Invalides 13h

Cette liste sera régulièrement mise à jour lorsque de nouveaux rassemblements seront annoncés. Retrouvez aussi notre carte des événements.