Comment la France compte-t-elle tenir son rang sur l’industrie spatiale européenne ?

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Retrouvez la question posée par Michel LARIVE en commission des affaires culturelles à l’occasion d’une table ronde sur la recherche spatiale.

« La France et l’Union Européenne ont gagné leur place de grandes puissances spatiales grâce à une politique publique tournée vers la recherche et la coopération entre les États membres de l’Agence Spatiale Européenne. Avec son lanceur Ariane 5, ESA trustait les commandes de mise en orbite de satellites. 

Aujourd’hui, la donne a changé. Des opérateurs privés américains apparaissent sur ce marché devenu extrêmement concurrentiel, tel Space X, inondé des milliards provenant des commandes de la NASA.

Pour répondre à la firme d’Elon Musk, le groupe ArianeGroup décide de coupes franches sur son programme Ariane 6. 600 emplois supprimés ! En France, au-delà des 350 départs dits « naturels », il faudra encore se priver de 150 à 200 personnes supplémentaires.

La France paye un lourd tribut en termes d’emploi, mais aussi en terme de production stratégique des moteurs du lanceur. La production du moteur réallumable de l’étage supérieur du lanceur est transférée de Vernon dans l’Eure vers le site d’Arianegroup à Ottobrunn, en Allemagne. Au-delà des 40.000 heures de travail annuel perdues, c’est une technologie stratégique qui traverse le Rhin.

Nous avons aussi appris qu’un nouveau pas de tir de petits lanceurs va voir le jour en Suède et que les principaux utilisateurs seront allemands. 

A l’aune de ces éléments, comment la France compte-t-elle tenir son rang et empêcher la mainmise allemande sur l’industrie spatiale européenne ? »