PRECARITE ETUDIANTE : VITE UNE ALLOCATION AUTONOMIE JEUNESSE AVEC MELENCHON2022​.FR !

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Intervention de Michel LARIVE en commission des affaires culturelles au sujet du « Ticket restaurant étudiant ».

« La précarité étudiante a fait la Une des journaux ces derniers mois. Notre pays compte aujourd’hui un étudiant sur 5 sous le seuil de pauvreté. Près de la moitié des jeunes gens doivent désormais, quand cela est possible, travailler en parallèle de leurs études, pour faire face à l’augmentation du coût du logement et de la vie. 

Cette précarité a été particulièrement accentuée par la crise de la Covid-19. Face à l’augmentation des dépenses courantes, certains étudiants ont été confrontés à l’incapacité de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. D’autres se sont retrouvés confinés dans des logements parfois insalubres. 

Cette paupérisation des étudiants est le fruit des politiques publiques menées depuis plusieurs années. Les réformes de l’enseignement supérieur et du marché du travail ont produit une montée des inégalités et de la pauvreté. Tous les Gouvernements qui se sont succédés n’ont jamais corrélé les budgets alloués au CROUS à l’augmentation significative du nombre d’étudiants. De plus, sous ce quinquennat, les Aides Personnalisées au Logement ont constamment été revues à la baisse, etc.

Face à cette situation, je considère que l’État doit mettre tout en œuvre afin de lutter contre la paupérisation de notre jeunesse. Le texte qui nous occupe, a le mérite de mettre en lumière le manque de service de restauration dans les établissements d’études supérieures. Avec 750 implantations dans 221 villes, les restaurants et cafétérias gérés par les CROUS ne sont pas répartis de manière homogène sur le territoire. Le sénateur Pierre-Antoine Lévi, auteur de cette Proposition de Loi, estime que 600.000 étudiants sans « resto-U » ont été particulièrement lésés pendant la crise sanitaire, car ils n’ont pas pu bénéficier du dispositif de repas à 1 euro.

Cela dit, je ne pense pas qu’un ticket restaurant étudiant soit la solution aux situations de précarité que je viens de décrire. La conséquence d’un tel dispositif sera l’annihilation des CROUS et leur mise en concurrence avec les entreprises privées. L’exposé des motifs l’assume d’ailleurs sans difficulté, je le cite : « Les restaurants universitaires connaissent une baisse de fréquentation due au changement des habitudes des étudiants, préférant une restauration rapide dans le public ou le privé ». Le montant du ticket à 6,60€ ne permettant en aucun cas aux restaurateurs de proposer des repas complets et équilibrés, les étudiants n’auront pour se nourrir que la solution des fast food. Conforter les enseignes dites de « Malbouffe » aura des conséquences dramatiques sur la santé des étudiants et un impact désastreux sur l’environnement. Ceci, en contradiction directe avec les poncifs délivrés par notre Président de la République et sa majorité.

Pour toutes ces raisons, nous ne sommes pas favorables à ce dispositif, tout comme les syndicats étudiants d’ailleurs. Nous considérons que si les services de restauration publics sont insuffisants ou défaillants, il serait préférable d’en construire des nouveaux ou de les réformer. Plutôt qu’un dispositif infantilisant, nous préférons allouer à la jeunesse une véritable allocation lui permettant d’obtenir les moyens effectifs de son autonomie.

Nous avions déposé, en ce sens, deux amendements sur ce texte, tous deux jugés irrecevables. D’abord, nous avions proposé une expérimentation du RSA pour les moins de 25 ans. Selon un sondage OpinionWay publié le 15 février 2021 pour « Les Échos et Radio classique », 68 % des personnes interrogées sont favorables à l’extension du RSA aux jeunes à partir de 18 ans, parmi lesquels 79 % des jeunes et 73 % des électeurs d’Emmanuel Macron en 2017. Ensuite, nous souhaitions étudier la possibilité d’une allocation d’autonomie équivalent à 1063 euros par mois pour chaque jeune détaché du foyer fiscal de leurs parents. Ce même sondage met en lumière que selon 2/3 des interrogés, le gouvernement ne prend « pas suffisamment en compte la situation des jeunes qui ont 20 ans aujourd’hui ». Nous aurions donc voulu pouvoir débattre de ces propositions aujourd’hui. Ce sera malheureusement impossible. »

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