TARBES – Syndicats, élu·e·s et insoumis·es réunis pour défendre les salarié·e·s de Vallourec

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Plus de 700 personnes étaient réunies ce samedi 10 février à Tarbes afin de soutenir les salarié·e·s de l’entreprise Vallourec menacé·e·s par des suppressions de postes. La vente de son activité de forage au groupe américain NOV annoncé en décembre dernier entraînera, sauf repreneur, la fermeture prochaine du site et les conséquences désastreuses qui en découlent. Dans l’attente de la fin des négociations prévues pour le 27 février la mobilisation s’intensifie autour de salarié·e·s toujours privé·e·s d’informations sur leur avenir.

Emmanuel Macron s’était pourtant engagé, fin 2015, à défendre certaines industries françaises, et notamment celles d’intérêt national comme c’est le cas pour Vallourec qui produit pour l’armée française. L’Etat avait alors investi de fortes sommes à travers la BPI et mené les négociations pour permettre la survie d’une des usines du groupe près de Valenciennes. D’ailleurs, de nombreux employé·e·s de celle-ci s’étaient vu muter sur le site de Tarbes il y a quelques mois seulement avec la promesse d’une meilleure situation et se retrouvent désormais dans la plus grande incertitude.

Au-delà du cas des salarié·e·s de Vallourec c’est encore une fois tout le département qui se trouve menacé, une centaine d’emplois sont actuellement en suspens en y ajoutant les suppressions de postes prévus par l’entreprise Imérys à Beyrède-Jumet. Comme cela fût rappelé lors du rassemblement, la désertification progressive de grandes régions industrielles a pour conséquence la destruction progressive de tout le tissu économique local : services publics, commerces, prestataires, etc… 

La situation précaire de ces hommes et femmes et les préoccupations autour de l’avenir du département ont donc incité syndicats, élus locaux et insoumis·es de la région à venir manifester leur solidarité lors de cette journée de mobilisation et à demander à l’Etat (toujours actionnaire) d’agir. Des membres de l’Espace des Luttes de la France Insoumise s’étaient notamment déplacés : Kevin Kijko et Thomas Domenech.