Organiser un débat de rue

dans Agir près de chez soi

Nombre de participant·e·s : 10 ou plus
Matériel nécessaire : 1 sono portative avec 1 micro ou 1 mégaphone ou 1 cône de chantier, 1 craie (facultatif), des cartes de visites artisanales lafranceinsoumise.fr
Temps nécessaire : 30 minutes ou plus

 

Pourquoi c’est important ?

Cette action permet de réinstaller du débat politique dans l’espace public et d’instituer un espace complètement libre et ouvert où chacun·e est bienvenu·e et a sa place dans la délibération. On peut s’y forger des arguments et apprendre à répondre à ceux des autres. D’autre part, cela permet de populariser nos sujets de débat pour contourner ceux que nous impose le débat médiatique dominant.

 

Comment faire ?

1) Installez-vous dans un espace passant avec un sujet de débat que vous avez d’abord déterminé ensemble, d’abord en empruntant à cette liste, puis en élaborant vos propres questions ou affirmations polémiques :

  • « On ne peut rien faire en attendant les prochaines élections. »
  • « L’égalité, ça n’existera jamais. »
  • « La gauche et la droite, c’est dépassé. »
  • « Quoi qu’on fasse il y aura toujours des SDF. »
  • « Vivre à la campagne pollue plus que vivre à la ville. »
  • « Peut-on se passer du nucléaire ? »
  • « Il faut faire la guerre au terrorisme »

La question sera toujours volontairement très clivante, car on va chercher à démarrer le débat avec deux camps : les « pour » et les « contre », ceux qui répondent « oui » et ceux qui répondent « non ». Ces deux camps sont délimités dans l’espace avec une ligne imaginaire, ou tracée à la craie.

2) L’animateur ou l’animatrice invite chaque camp à se constituer (s’il y a un déséquilibre, les « complices » se répartissent de manière à rééquilibrer les deux camps et ainsi amorcer le débat). Il ou elle donne ensuite la consigne à chacun·e de préparer durant 3 minutes un maximum d’arguments avec ses voisins et voisines de son propre camp.

3) Ensuite, l’animateur ou l’animatrice donne la parole à chaque camp, à tour de rôle, en précisant que chaque personne ne prendra la parole qu’une fois pour commencer – cela évite de laisser systématiquement la parole aux plus à l’aise et de faire renoncer les autres.

4) Après chaque prise de parole, on demande à chaque participant·e de l’autre camp de se poser la question « est-ce que l’argument est efficace ? ». Si oui, il ou elle doit se déplacer vers l’autre camp pour montrer non pas qu’il ou elle a trahi sa conviction profonde mais que l’argument d’en face fonctionne bien.

5) Il faut inviter chacun·e à jouer le jeu. Ce type de débat sans mouvement, c’est un débat raté. Ne pas hésiter à relancer les participant·e·s à chaque fois et à leur dire qu’ils ou elles sont « têtu·e·s » s’ils ou elles s’accrochent à leur camp. Comme il s’agit de « complices », ils ou elle doivent bien avoir intégré cet impératif à l’avance : le mouvement donnera aux passant·e·s l’image d’un débat vivant et joyeux qui les invitera à se prendre au jeu. Les « complices », tout en se prêtant au débat, doivent aussi veiller à encourager discrètement et individuellement celles et ceux qui n’osent pas faire le premier pas et qui se tiennent à proximité. Ils peuvent leur demander un argument en prétextant être à cours. Le tout est d’inclure les gens et d’être accueillant·e·s.

6) Le débat se conclut quand on a fait le tour des arguments. On peut alors passer à une autre question – parfois suggérée par les participants – où reprendre une discussion plus informelle avec les personnes qui se sont arrêtées en n’oubliant pas de leur donner une « carte de visite » lafranceinsoumise.fr.

7) Si vous avez pris des photos, n’hésitez pas à les publier sur Facebook ou Twitter !